Idées de nouvelles régions françaises

Nous avons réalisé une carte tenant compte avant tout des bassins de vie.

voici le fichier à télécharger: Calque régions

carte-des-régions
Mais nous avons aussi suivi le parti pris de régionaliser au maximum la vie française et de faire apparaitre des capitales régionales, ou les renforcer, ce qui est le but de la réforme

Nous aboutissons à la carte ci-dessous, incomplète. A première vue, on se rend compte que, sans avoir tenu compte des limites actuelles de régions, elles sont à peu près bien respectées.

On retrouve les zones d’influence de Caen (Normandies), de Reims (Champagne), de Strasbourg, (Alsace) etc.. on se rend compte du coup que l’idée qui avait présidé à la création des régions en 1955 était déjà de rassembler des départements selon la « grande ville la plus proche », malgré quelques exceptions (duopôles Orléans-Tours ou Metz-Nancy, fusion des zones de Marseille et de Nice afin d’éviter une région Nicoise trop petite, etc..)

Ces contraintes restent : aussi, malgré leurs aires clairement distinctes, Marseille et Nice doivent rester unies, de même que Lyon et Grenoble.
Un autre parti pris est par rapport au calcul des distances et à Paris : certains ont voulu créer des « grandes régions parisiennes » qui grignotent tantôt un département sur tout le
tour, tantôt mangent toutes les régions (par exemple méga région parisenne mangeant la Normandie, la Picardie, la Champagne et le Centre !).
Si cela a une certaine cohérence par rapport au temps TGV (on rattache un département à la « ville TGV » la plus proche), c’est un calcul stupide de parigo bobo : on ne peut nier qu’il existe quelques centaines de milliers de gens qui font un A/R quotidien depuis ces régions
vers Paris pour y travailler. Mais cela reste une infime minorité, peut-être 5% tout au plus, surtout des cadres.
En outre, ce n’est pas parce que cet effet existe qu’il faut accentuer : le but de la réforme doit être au contraire de la gommer, de renforcer l’attractivité des villes du pourtour parisien comme Orléans, Le Mans, Reims, Rouen, Amiens etc.. pour que les gens qui se situent entre Paris et ces villes, choisissent plutôt de travailler dans leur région qu’à Paris. On désature ainsi le réseau RER/TER Parisien et ses routes, c’est gagnant à long terme.

Le but est donc que l’habitant de Dreux, Evreux, Chateau-Thierry… aille travailler dans sa capitale régionale.
En outre, d’un strict point de vue mathématique, agrandir encore la région parisienne déséquilibrerait encore plus son poids, déjà égal à 30% du PIB français et rendrait plus difficile l’objectif d’avoir des régions fortes d’environ 5 millions d’habitants.

Parlant d’habitants, c’est là le souci de la réforme sur cette carte : la logique géographique conduit à regrouper en gros les zones de Limoges et Clermont autour de Clermont. Mais même si la réforme Hollande parle de 2 millions d’habitants minimum, nous considérons que 3-4 est beaucoup mieux, or cette fusion Auvergne-Limousin aurait seulement 2,5MH.
Nous proposons donc une carte alternative dans laquelle cette région est dépecée : l’est ne peut fusionner que avec Lyon, lui-même assez à l’ouest de sa région. En outre, ce sont deux régions de montagnes. Pour le nord et l’ouest de la zone de clermont, il n’est pas clair avec qui la fusionner: le nord (Moulins) semble aller avec la région d’Orléans, et l’ouest (Limoges) soit avec Bordeaux/Angoulême, soit avec Poitiers.
Reste le cas du sud-ouest (Brive) à trancher entre Toulouse et Bordeaux.

2e incertitude : la zone de Montpellier, à rattacher soit à Marseille, soit à Toulouse. La solution de hollande de la rattacher à Toulouse a l’avantage de la cohérence par rapport à
l’arc méditerranéen ouest qui se retrouve avec Toulouse. Sinon, une ville comme Narbonne se retrouve écartelée entre Toulouse et Marseille

3e incertitude : Pau, à rattacher avec soit Toulouse, soit Bordeaux. La continuité plaide pour Bordeaux.

4e incertitude : Reims ne peut pas rester seul. Vu qu’il est logique de rattacher la Picardie au Nord (culturellement et géographiquement pour avoir une seule région au nord de Paris), faut-il mettre en plus Reims avec NPDC Picardie, région de déjà 6 millions d’habitants ?

Chaumont, pour sur, doit se retrouver avec l’est. Pour mieux équilibrer les populations, Reims devrait se retrouver à l’est. Cependant cela crée une région super large de Reims à Strasbourg, mais ceci dit ce n’est pas pire que de Montpellier à Nice, ou de Clermont à Annecy. Et puis, une région allant de Calais à Troyes ne sera pas mieux. Dans tous les cas,  la Champagne est un espace bidon, peu peuplé, sans ville leader, à rattacher à Lille ou à Strasbourg (Nancy en l’occurrence). Dans tous les cas, au niveau aménagement du territoire, la continuité du TGV et de l’A4 plaident pour une Champagne associée à l’est. Rattacher Reims à Amiens comme l’a fait le gouvernement semble stupide.

5e incertitude : Nantes : cette zone, y compris ses satellites lointains (La Roche, Cholet et St Nazaire), peut être rattachée à trois ensembles :
– un « Val de Loire » qui doit dans tous les cas exister, région bizarre comportant des tas de villes moyennes, avec Tours la moins petite
– un fourre tout « Atlantique » avec Poitiers et La Rochelle/Niort, des villes qui sont écartelées entre Clermont, Tours, Nantes et Bordeaux. Cette région serait à priori trop petite.
– La Bretagne historique : ce choix parait le plus cohérent, tant en terme historique, que géographique (l’appendice du Val de Loire vers l’Atlantique, avec Nantes comme capitale économique d’une région allant jusqu’aux portes de Paris, reproduit les problèmes du « leader excentré » rencontré avec Strasbourg et Lille). De plus en population, une Bretagne « seule » ne pèse que 3MH; Avec Nantes et la Vendée, on atteint le bon chiffre de 5Mh et on regroupe toute la moitié Nord de l’arc atlantique

6e incertitude : La Rochelle / Niort / Poitiers : ces territoires sont loin de Nantes, Bordeaux, Clermont et Tours, villes qui de plus sont plus petites que Marseille ou Lyon et donc attirent moins loin. Dans la mesure où Clermont est démantelé, Limoges devrait se retrouver avec Bordeaux, La rRochelle avec Nantes et Poitiers avec Tours. Mais au niveau historique, cela démembre complètement le Poitou..