La voiture au Canada : les bons plans

Le bon plan numéro 1, que nous ne connaissions pas, c’est de racheter un contrat de leasing qui est à quelques mois du terme

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Mais attention aux arnaques


Des centaines de véhicules étiquetés citron aux États-Unis se retrouvent chez des concessionnaires canadiens, ce qui fait que des clients finissent parfois par acheter des voitures défectueuses, selon une enquête du réseau anglais de Radio-Canada.

L’enquête de la CBC fait ressortir qu’entre le 1er mai 2006 et le 5 novembre 2007, 852 véhicules citron américains ont été importés au Canada. Plus de 110 d’entre eux ont traversé la frontière depuis que le huard a atteint la parité avec le dollar américain.

Une camionnette Kia vendue à l’origine à 28 100 $US en Floride a été revendue aux enchères à un négociant de Winnipeg au prix de 13 100 $US, après avoir été déclarée véhicule citron. La même voiture a été retrouvée en vente pour 24 980 $, sans aucun avertissement sur son historique.

Eric Schrepel, qui a acheté la camionnette Kia d’un concessionnaire en Floride, a fait savoir que la batterie a cédé quatre fois en moins de 18 mois et aucun mécanicien n’a été en mesure de résoudre le problème. « Il y avait une panne que [les mécaniciens] ne pouvaient localiser dans la voiture. Kia fait de très bonnes voitures, mais je pense que celle-ci est littéralement un citron », a-t-il expliqué.

Le fabricant, en vertu de la loi en vigueur en Floride, a racheté la camionnette, avant de la revendre plus tard au négociant de Winnipeg.

Après avoir été interrogé plusieurs fois par la CBC, un vendeur au concessionnaire de Winnipeg a reconnu que la camionnette avait été désignée comme un citron en Floride. Il a tout de même affirmé que le véhicule devait fonctionner normalement.

Lois citron

La définition d’un véhicule citron varie d’un État à un autre, mais elle doit toujours signifier que malgré plusieurs examens mécaniques, le véhicule continue d’avoir un sérieux problème. Une fois qu’une voiture est déclarée citron, elle doit être rachetée par le fabricant. Toutefois, rien n’empêche celui-ci de la revendre.

Tandis que les 50 États américains ont des lois sur les voitures citron, seulement 19 d’entre eux exigent que les documents de propriété portent un avertissement sur l’état du véhicule. Cependant, quand un négociant vend une voiture citron d’un État à un autre, l’étiquette citron n’est pas souvent apposée.

À la différence des États-Unis, le Canada n’a aucune loi citron, en dépit des tentatives de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de l’Ontario d’établir une réglementation en la matière.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2007/11/13/001-voitures-citron-arnaque-usa.shtml?ref=rss